(Crédit Photos : Stéphane Sebile / Space Quotes - Souvenirs d'espace)
(d'autres photos ici : Salon du Bourget 2013 sur Flickr)
En ce milieu de salon (pour les
professionnels), il se dit déjà que celui-ci serait un grand salon au niveau
des transactions, commandes. Mais dès lundi on s’en doutait déjà.
Voici mon compte-rendu de cette journée,
où je vais reprendre certains évènements de lundi et mardi.
Lors du Salon du Bourget, plusieurs
récompenses et prix sont remis, soit à des entreprises, soit à des
personnalités de l’aéronautique et spatiale. Les prix sont remis par des
institutions, associations, journaux spécialisés, etc..
La revue Flightglobal a décerné cette
année encore, ses fameux Flight Achievement Awards 2013.
Parmi ceux décernés, j’en ai retenu deux
car ils sont spatiaux et très intéressants.
Flightglobal Achievement Awards 2013 –
Leader of the Year à Elon Musk,
fondateur et patron de SpaceX.
Flightglobal Achievement Award 2013 –
Innovation of the Year au Rover
Curiosity.
Ce matin, une très intéressante conférence
concernant l’ISS et Exomars à eu lieu chez Thales Alenia Space qui a signé
avant-hier le contrat de mise en œuvre d’Exomars (voir le compte-rendu de
lundi). J’en parlerai vendredi.
Une conférence concernant la mission Biomass de l’ESA s’est déroulée au
pavillon ESA avec la participation des principaux responsables de ce nouveau
programme d’Exploration de la Terre de l’ESA (voir demain).
Une très sympathique visite de l’Airbus
Zero G avec quelques amis et Jean-François Clervoy a été aussi très cool.
En bout de tarmac comme je vous le
disais, le Zero G est visitable tous les quarts d’heure par petit groupe. Les
billets (gratuits) sont à récupérer au pavillon du CNES.
Une vidéo d’une dizaine de minutes vous
expliquant ce qu’est le Zero G vous sera présentée au pied de l’appareil. Puis
vous pourrez monter à bord avec votre guide, qui est soit, un responsable
accompagnateur lors des vols Zero G de Novespace soit une personne préparant
les expériences. Autant dire que vous saurez tout sur le Zero G.

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(Jean-François Clervoy dans le cockpit de l'Airbus Zero G) |
Une nouvelle passée pour l’instant un
peu inaperçue mais qui est importante : à savoir, le test de largage et
l’amerrissage de l’IXV, le démonstrateur de rentrée atmosphérique de
l’ESA développé par Thales Alenia Space a été effectué avec succès ce
jour depuis la base militaire Salto di Quirra en Sardaigne, Italie.
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(crédit : Thales Alenia Space) |
L’Airbus A380 aux couleurs de British
Airways et l’A400M ont effectué leur dernière démonstration avant de faire
route vers Toulouse pour être remis à leur nouveau propriétaire respectif.
Mais
pas d’inquiétude, car dès demain, de nouveaux appareils seront présents et
effectueront les démonstrations.
Tout le monde espère qu’Airbus prendra
la décision demain de faire un nouveau vol d’essai à l’Airbus A350 et celui-ci
pourrait en profiter pour survoler le salon vendredi, samedi ou dimanche.
ARIANE
6
Je vais maintenant revenir un peu sur l’Ariane
6 dont il a été quand même beaucoup discutée depuis le début de la semaine (et
surtout depuis plusieurs mois).
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(Crédit : CNES) |
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, l’a d’ailleurs rappelé hier lors d’une allocution au chalet du CNES (voir la journée d’hier).
Ce nouveau lanceur, appelé communément
Ariane 6, devrait donc remplacer Ariane 5 vers 2020.
Actuellement, Ariane 5 est le leader
mondial sur le marché des satellites de télécommunications, mais une nouvelle
concurrence arrive, et l’Europe n’a plus le choix. Elle doit se remettre en
question en changeant sa façon de lancer les charges utiles si elle veut rester
dans la course.
Car l’enjeu est là – une concurrence
féroce est en cours : les russes avec leur lanceur Proton, les ukrainiens
avec leur Zenit, et l’arrivée très remarquée de SpaceX et de son Falcon 9.
Il y a aussi l’arrivée très prochaine d’autres
concurrents arrivant de pays dits émergents comme le Brésil, l’Inde, le Japon
ou même la Chine.
Ariane 5 est le leader des lancements
double. Cette faculté particulière de lancement faisant toute sa force et son
succès, mais cette faculté aussi, pourrait se retourner contre elle. Il devient
de plus en plus compliqué de trouver deux satellites, un gros et un petit,
prêts à être envoyer en même temps.
De plus, avec cette montée de la
concurrence, il y a moins de donneurs d’ordre. Il y a aussi moins de lancements
institutionnels et parmi tous les contrats passés, un 1/3 représente des petits
satellites.
La fonction double lancement rend
beaucoup moins flexible la disponibilité d’une Ariane 5 pour les lancements de
petits satellites.
L’Europe a donc décidé de se doter d’un
nouveau lanceur capable de mettre en orbite des ‘’petits’’ satellites de 3 à 7
tonnes.
Le nouveau lanceur aura plus de
flexibilité. Il pourra assurer les missions d’Ariane 5 d’aujourd’hui, mais
aussi celle de Soyouz.
Il y aura donc normalement une meilleure
flexibilité et plus de réactivité qui permettra d’optimiser les services aux
clients.
Au final, il n’y aura plus les
contraintes des lancements double et une optimisation des cadences de tirs
jusqu’à 12 tirs par an (voir même toutes les 3 à 5 semaines).
Cela fait plus de 3 ans que la DLA
planche sur le sujet et une centaine de concepts ont été étudiés.
L’objectif de ce nouveau lanceur se
résume dans le Triple 7 :
Qualifier en 7 ans le système de
lancement qui pourra mettre jusqu’à 7 tonnes en orbite pour moins de 71
millions d’euros.
D’où le concept retenu du PPH.
Mais avant l’arrivée de cette Ariane 6,
il y aura la phase intermédiaire de l’Ariane 5 ME.
Et pour terminer ce petit tour d’horizon
d’Ariane 6, il faudra aussi étudier un nouveau pas de tir – ELA 4 – avec une
optimisation maximale des coûts d’exploitation et une grande flexibilité. Le
choix de ce pas de tir devrait se décider pour la fin de l’année.
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