mercredi 19 juin 2013

Salon du Bourget / 3ème Jour / Mercredi 19 juin 2013



(Crédit Photos : Stéphane Sebile / Space Quotes - Souvenirs d'espace)
(d'autres photos ici : Salon du Bourget 2013 sur Flickr)


En ce milieu de salon (pour les professionnels), il se dit déjà que celui-ci serait un grand salon au niveau des transactions, commandes. Mais dès lundi on s’en doutait déjà.

 
Voici mon compte-rendu de cette journée, où je vais reprendre certains évènements de lundi et mardi.

 
Lors du Salon du Bourget, plusieurs récompenses et prix sont remis, soit à des entreprises, soit à des personnalités de l’aéronautique et spatiale. Les prix sont remis par des institutions, associations, journaux spécialisés, etc..

La revue Flightglobal a décerné cette année encore, ses fameux Flight Achievement Awards 2013.
Parmi ceux décernés, j’en ai retenu deux car ils sont spatiaux et très intéressants.

Flightglobal Achievement Awards 2013 – Leader of the Year à Elon Musk, fondateur et patron de SpaceX.
Flightglobal Achievement Award 2013 – Innovation of the Year au Rover Curiosity.

 
Ce matin, une très intéressante conférence concernant l’ISS et Exomars à eu lieu chez Thales Alenia Space qui a signé avant-hier le contrat de mise en œuvre d’Exomars (voir le compte-rendu de lundi). J’en parlerai vendredi.

 
Une conférence concernant la mission Biomass de l’ESA s’est déroulée au pavillon ESA avec la participation des principaux responsables de ce nouveau programme d’Exploration de la Terre de l’ESA (voir demain).


 
Une très sympathique visite de l’Airbus Zero G avec quelques amis et Jean-François Clervoy a été aussi très cool.

En bout de tarmac comme je vous le disais, le Zero G est visitable tous les quarts d’heure par petit groupe. Les billets (gratuits) sont à récupérer au pavillon du CNES.

Une vidéo d’une dizaine de minutes vous expliquant ce qu’est le Zero G vous sera présentée au pied de l’appareil. Puis vous pourrez monter à bord avec votre guide, qui est soit, un responsable accompagnateur lors des vols Zero G de Novespace soit une personne préparant les expériences. Autant dire que vous saurez tout sur le Zero G.

(Jean-François Clervoy dans le cockpit de l'Airbus Zero G)

Une nouvelle passée pour l’instant un peu inaperçue mais qui est importante : à savoir, le test de largage et l’amerrissage de l’IXV, le démonstrateur de rentrée atmosphérique de l’ESA  développé par Thales Alenia Space a été effectué avec succès ce jour depuis la base militaire Salto di Quirra en Sardaigne, Italie.
(crédit : Thales Alenia Space)

L’Airbus A380 aux couleurs de British Airways et l’A400M ont effectué leur dernière démonstration avant de faire route vers Toulouse pour être remis à leur nouveau propriétaire respectif.
Mais pas d’inquiétude, car dès demain, de nouveaux appareils seront présents et effectueront les démonstrations.

Tout le monde espère qu’Airbus prendra la décision demain de faire un nouveau vol d’essai à l’Airbus A350 et celui-ci pourrait en profiter pour survoler le salon vendredi, samedi ou dimanche.

 
ARIANE 6

Je vais maintenant revenir un peu sur l’Ariane 6 dont il a été quand même beaucoup discutée depuis le début de la semaine (et surtout depuis plusieurs mois).

 En novembre 2012, à Naples, le Conseil Ministériel des états membres de l’ESA a acté le choix d’une ‘’nouvelle Ariane’’.

 Ce sera un lanceur à 3 étages dit lanceur PPH (deux premiers étages à poudre et le dernier liquide).
 
(Crédit : CNES)
Officiellement, l’objectif est de développer un nouveau lanceur compétitif afin que l’Europe conserve son autonomie en matière de lancement et sa place de Leader sur la scène internationale face à la concurrence.
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, l’a d’ailleurs rappelé hier lors d’une allocution au chalet du CNES (voir la journée d’hier).

Ce nouveau lanceur, appelé communément Ariane 6, devrait donc remplacer Ariane 5 vers 2020.

Actuellement, Ariane 5 est le leader mondial sur le marché des satellites de télécommunications, mais une nouvelle concurrence arrive, et l’Europe n’a plus le choix. Elle doit se remettre en question en changeant sa façon de lancer les charges utiles si elle veut rester dans la course.
Car l’enjeu est là – une concurrence féroce est en cours : les russes avec leur lanceur Proton, les ukrainiens avec leur Zenit, et l’arrivée très remarquée de SpaceX et de son Falcon 9.
Il y a aussi l’arrivée très prochaine d’autres concurrents arrivant de pays dits émergents comme le Brésil, l’Inde, le Japon ou même la Chine.
 
Ariane 5 est le leader des lancements double. Cette faculté particulière de lancement faisant toute sa force et son succès, mais cette faculté aussi, pourrait se retourner contre elle. Il devient de plus en plus compliqué de trouver deux satellites, un gros et un petit, prêts à être envoyer en même temps.

De plus, avec cette montée de la concurrence, il y a moins de donneurs d’ordre. Il y a aussi moins de lancements institutionnels et parmi tous les contrats passés, un 1/3 représente des petits satellites.
La fonction double lancement rend beaucoup moins flexible la disponibilité d’une Ariane 5 pour les lancements de petits satellites.
 
L’Europe a donc décidé de se doter d’un nouveau lanceur capable de mettre en orbite des ‘’petits’’ satellites de 3 à 7 tonnes.
 
Le nouveau lanceur aura plus de flexibilité. Il pourra assurer les missions d’Ariane 5 d’aujourd’hui, mais aussi celle de Soyouz.
 
Il y aura donc normalement une meilleure flexibilité et plus de réactivité qui permettra d’optimiser les services aux clients.
Au final, il n’y aura plus les contraintes des lancements double et une optimisation des cadences de tirs jusqu’à 12 tirs par an (voir même toutes les 3 à 5 semaines).
 
Cela fait plus de 3 ans que la DLA planche sur le sujet et une centaine de concepts ont été étudiés.
 
L’objectif de ce nouveau lanceur se résume dans le Triple 7 :
Qualifier en 7 ans le système de lancement qui pourra mettre jusqu’à 7 tonnes en orbite pour moins de 71 millions d’euros.
D’où le concept retenu du PPH.
 
Mais avant l’arrivée de cette Ariane 6, il y aura la phase intermédiaire de l’Ariane 5 ME.
 
Et pour terminer ce petit tour d’horizon d’Ariane 6, il faudra aussi étudier un nouveau pas de tir – ELA 4 – avec une optimisation maximale des coûts d’exploitation et une grande flexibilité. Le choix de ce pas de tir devrait se décider pour la fin de l’année.

mardi 18 juin 2013

Salon du Bourget / 2ème jour / Mardi 18 juin 2013



(crédit Photos : Stéphane Sebile / Space Quotes - Souvenirs d'espace)


Le soleil et la grosse chaleur (et ce n’est pas un vain mot) sont revenus pour ce deuxième jour.

 
Visite de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche Geneviève Fioraso qui a visité les pavillons du CNES, de l’ESA et Arianespace, accompagnée pour la visite par leurs directeurs respectifs, Jean-Yves Le Gall, Jean-Jacques Dordain et Stéphane Israël. Était également présent Jean-Paul Herteman, directeur du groupe Safran.


Au cours d’un déjeuner au CNES, la ministre a fait un discours pour faire un point de la situation sur le secteur spatial et rappeler que le salon du Bourget <<est une véritable vitrine du savoir-faire français en matière de technologies spatiales>>.

Elle a également rappelé que << la France est le seul pays européen à maitriser toutes les filières technologiques>> et que l’industrie spatiale française est très performante.

Elle a évoqué la menace d’une concurrence très importante notamment des Etats-Unis (Boeing et SpaceX) et des pays émergent, et que c’est un défi que l’Europe doit relever <<il ne s’agit pas de s’endormir sur ses lauriers>>.

- Ariane 6 a été actée et doit s’inscrire dans une synergie maximale entre Ariane 5 et Ariane 5ME avec début des travaux en 2013-2014 / Coopération sans faille entre les industriels, le CNES et l’ESA.

- Le projet Neosat a été également évoqué. Programme d’une nouvelle plateforme pour satellite de télécommunications à propulsion électrique ou mixte.

- Concernant la Station Spatiale Internationale (ISS), une maîtrise rigoureuse des dépenses d’exploitation de celle-ci doit être effectuée.

- Création du COSPACE, comité de concertation Etat-Industrie (à l’image de celui en recherche aéronautique civile CORAC).



Conférence d’Arianespace et de son directeur Stéphane Israël. On apprend ainsi que le lanceur Vega a été désigné pour placer sur orbite, en 2015,  le satellite turc Göktürk qui sera construit par Thales Alenia Space et Telespazio.

Cette annonce permet de constater le succès de ce type de lanceur pour les satellites d’observation de nouvelle génération, mais aussi, pour Arianespace d’augmenter la cadence de lancement, car cette commande sera la deuxième à devoir s’intercaler dans le programme des cinq lancements ESA prévus.

Stéphane Israël et Luigi Pasquali, le directeur de Telespazio ont signé ce contrat. C’est le neuvième contrat signé par Arianespace depuis le début de l’année.

 
Dans l’après-midi, une présentation d’Alphasat a été faite au pavillon de l’ESA.

Alphasat est le plus gros satellite de communications jamais construit par l’Europe et il doit être lancé en juillet prochain par une Ariane 5.

D’ailleurs, je vous le rappelle, mais une réplique à l’échelle 1 de ce satellite se trouve devant l’entrée du pavillon de l’ESA.

Je ferai un sujet spécial d’ici la fin de semaine sur Alphasat.

La présentation a été conduite par Jean-Jacques Dordain (le Directeur Général de l’ESA), Jean-Yves Le Gall, (Président du CNES), Eric Béranger (directeur d’Astrium Satellites), Ruy Pinto, (responsable Inmarsat), David Parker (responsable de l’agence spatiale anglais = UKSA), d’un responsable de Thales Alenia Space et de Jan Wörner (Président de la DLR).
 

 Parmi les astronautes croisés aujourd’hui, il y a eu Jean-Pierre Haigneré et Sheikh Muszaphar, le premier malais dans l’espace.

 
Plusieurs autres contrats ont été annoncés.





lundi 17 juin 2013

Salon du Bourget / Ouverture / Lundi 17 juin 2013



(Crédit Photos : Stéphane Sebile / Space Quotes - Souvenirs d'espace)


Pour ce premier jour de Salon, et bien, nous avons été gâtés … par le temps.
 

Un phénomène climatologique inhabituelle a transformé quasiment le jour en nuit sur la région parisienne, avec lâcher de trombes d’eau et à certains endroits des grêlons.

Le premier orage, violent, a débuté en pleine arrivée des premiers visiteurs pros, vers 09h00. A peine débarquée du quai de la gare du Bourget, la foule s’est retrouvée sous des trombes d’eau avec des éclairs très impressionnants. Autant dire, que la queue pour prendre la navette était très très longue. Et aussi parce que c’était un des rares endroits où l’on pouvait un peu espérer s’abriter de la pluie.

Il y avait vraiment beaucoup de monde à la gare. Malgré la pluie, certains ont essayé de se rendre au salon à pieds mais sous la pluie, ils ont vite déchantés et sont arrivés, pour certains, complètement trempés.

J’avais oublié à quel point cela est ‘’pénible’’ de se rendre au salon depuis la gare du Bourget (malgré mes bons conseils de dimanche). Les trois derniers salons, je m’y étais rendu en 5 minutes et à pied, car j’habitais au pied de la piste, au niveau de la porte K à Dugny, et donc, très facile de venir et de rentrer. Mais là, j’ai mis près de deux heures pour arriver, venant de Denfert-Rochereau…

Mais bon, la pluie, les embouteillages, la galère des transports font partie des légendes d’un bon Salon du Bourget. Il ne pouvait commencer sous de meilleurs auspices ;-)

Voici quelques moments forts de la journée, avec des oublis certainement, mais il est impossible d’être partout à la fois.

Et à force de courir un peu partout pour voir le maximum de choses afin de vous en faire profiter aussi un maximum, on tombe toujours sur les amis, des connaissances auxquelles parfois on ne s’y attendaient pas, et cela fait vraiment plaisir… Mais je ne vais vous raconter toute ma vie, c’est le Salon qui vous intéresse ;-)

Pour cette première journée, plusieurs conférences de presse ont bien sûr été données à différents endroits du Salon par les différents exposants et participants du Salon.

Parmi ces évènements, j’ai commencé par la présentation de la future exposition Normandie-Niemen qui sera organisée par le Musée de l’Air et de l’Espace.

 La présentation a commencé en retard, du fait d’un deuxième épisode orageux aussi violent que le précédent et aussi mouillé.

C’est dans un Hall de l’entre deux guerres, qui vient d’être rénové entièrement et dont c’était l’ouverture au public aujourd’hui, que c’est déroulé cette présentation.

Un petit mot cependant sur ce Hall qui n’est pas encore officiellement rouvert et qui n’est pas complet au niveau des appareils exposés. Mais déjà, certains avions légendaires de cette période sont revenus se montrer aux yeux du public, en commençant par le Point d’Interrogation (Bréguet XIX) de Costes et Bellonte ou bien le retour du Farman Goliath.

C’est Catherine Maunoury, directrice du Musée de l’Air et de l’Espace qui a accueilli les invités et introduit la présentation de la future exposition sur l’épopée Normandie-Niemen. C’est le chef-conservateur du musée qui nous a expliqué la future scénographie de l’exposition où se trouveront différents documents, objets et souvenirs afin de rendre un hommage aux 96 pilotes de cette escadrille. Parmi les objets, il y aura un Yak 3 qui sera exposé.

C’est ensuite l’Ambassadeur de Russie en France Alexandre Orlov qui nous a expliqué que cette exposition était encore une preuve de l’amitié franco-russe. La Russie participe activement à cette future exposition qui n’a pu se faire financièrement qu’avec l’aide d’un mécène, le groupe bancaire russe Zenit, dont le président Alexeï Sokolov était présent.

Bien sûr, le Mémorial Normandie-Niemen, présidé par Jean-François Anière, participe aussi activement à cette future exposition qui devrait s’ouvrir au public en 2014.
 

 Venait ensuite la traditionnelle conférence de presse du Président du CNES. La grande nouveauté est qu’elle a été donnée par le nouveau ‘patron’’ du CNES, Jean-Yves Le Gall. J’y reviendrai dans la semaine.
 
 
En ce premier jour, s’est déroulée aussi, la traditionnelle visite du Premier Ministre au Salon avec le défilé aérien en son honneur (baptisé vol Président). Avec le passage des fleurons de l’aéronautique française et européenne, ce qui a occasionné un ‘’mini incident diplomatique’’. En effet, suite au mauvais temps et à la pluie, il y a eu un certain retard dans les présentations en vol, et au moment, ou le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, assistait au défilé aérien, c’était au tour de l’hélicoptère russe Ka-52 Alligator de s’envoler. Mais celui-ci a été prié d’annuler sa démo et de laisser la place à deux Tigres… Je ne commenterai pas, d’autres le font et le feront, mais bon …
Voici la source : http://fr.ria.ru/world/20130617/198562114.html

Ensuite, Jean-Marc Ayrault a fait un discours au centre de l’Avion des Métiers du GIFAS. Il a parlé de l’avenir que représentaient les emplois, du potentiel et des enjeux économiques dans le secteur aéronautique et aérospatial.

Il était accompagné de Geneviève Fioraso, ministre de la Recherche, de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, de Frédéric Cuvillier, ministre des transports, de Claude Bartolone, Président du Conseil Général de Seine Saint-Denis, de Vincent Capo-Canellas, maire du Bourget, de Serge Dassault, etc…

 Je n’ai quasiment pas assisté aux présentations en vol de cet après-midi, car, comme je le dis, et je me répète, je ne peux pas être partout, hélas … Mais j’ai pu encore voir l’époustouflante démonstration du SU-35.


Un des grands moments, pour moi, de cette journée, a été la rencontre avec Buzz Aldrin lui-même. Le Pavillon américain et Kallman avaient organisé en début d’après-midi, une rencontre autour de la sortie de son dernier livre Mission to Mars sorti en mai dernier.

Après nous avoir raconté sans interruption pendant plus de 30 minutes son expérience lors de la mission Apollo 11, sa vision de ce que devrait être l’exploration spatiale maintenant, il nous a parlé de sa vision de la conquête de Mars et de son exploration.

‘’Tels les pionniers du Mayflower, nous devons nous implanter sur Mars durablement’’.

Certains, beaucoup même, argueront que Buzz fait un coup publicitaire, que cela ne tient pas la route. Je pense qu’il faut voir plus loin que cela … Buzz continue d’entretenir la flamme de l’exploration spatiale. Peu importe que l’on puisse trouver son projet loufoque, l’essentiel est ailleurs. Il faut continuer d’aller de l’avant, et surtout avoir le courage d’aller plus loin.

Rencontrer Buzz Aldrin (comme les autres astronautes aussi) est toujours un moment spécial, magique. Peu importe le personnage, il sera toujours un des Moonwalkers, de surcroit, un des deux moonwalkers du premier équipage qui a foulé le sol lunaire lors de la mission Apollo 11.

Après sa passionnante intervention, le public (assez restreint à mon grand étonnement = environ 40-50 personnes alors que l’évènement était public et ne se faisait pas dans un chalet privé) a eu droit de poser des questions. Et Buzz Aldrin s’est gentiment prêter à l’exercice. La chose est suffisamment rare, lors de manifestions publiques, pour le signaler.

Ensuite, cerise sur le gâteau, nous avons eu le droit à une séance de dédicace de son ouvrage avec photo en train de tenir l’ouvrage et serrer la main de Buzz Aldrin prise par un photographe professionnel. Un grand moment…

Buzz Aldrin, s’il s’est montré très agréable, était quand même fatigué, et je pense qu’il n’a pas été aussi joyeux lors des quelques cérémonies privées (moins intéressantes car justement privées) auxquelles il a du participer tout le reste de la journée.
 
En milieu d’après-midi, se tenait dans le pavillon de l’ESA, la traditionnelle conférence de presse du Directeur Général de l’ESA Jean-Jacques Dordain. Je reviendrai plus longuement sur celle-ci dans la semaine avec un article particulier.
 
 
Il y a eu aussi une réunion spéciale des ‘’ministres Airbus’’ avec le ministre des transports Frédéric Cuvillier.

 
En fin d’après-midi, toujours au pavillon de l’ESA, Thales Alenia Space a signé aujourd’hui, au salon du Bourget, le contrat relatif au développement d’ExoMars. Le contrat a été signé au pavillion de l’ESA, au cours d’une cérémonie officielle, en présence de Jean-Jacques Dordain, Directeur de l’Agence Spatiale Européenne, Erico Saggese, Président de l’Agence Spatiale Italienne (ASI), le leader européen du programme, et Jean-Loïc Galle, Président Directeur Général de Thales Alenia Space.

D’autres infos sur Exomars dans la semaine.
 
 
Parmi les autres visites, à ne pas rater celui de CGWI (Chine) où une jolie collection des lanceurs chinois est montrée mais aussi, et surtout, de la documentation technique sur tous ceux-ci est disponible, en anglais.

 
Je reviendrai sur le stand du spatial russe demain, mais il est à ne pas manquer comme je vus le disais dimanche.

 
Parmi les astronautes rencontrés, on peut citer Jean-François Clervoy et son Airbus Zero G, et le chef des astronautes européens Thomas Reiter.
 

Et avant de terminer cette journée, voici un petit récapitulatif des commandes annoncées en ce premier jour. Vu la tournure des annonces, cela laisse présager encore un salon record à ce niveau.
Commandes d’appareils à la date de lundi 17 juin
Embraer E-Jet E2 – 365 appareils
Airbus A320neo – 120 appareils
Airbus A320ceo – 30 appareils
Airbus A380 – 20 appareils
Sukhoi Superjet 100 – 20 appareils
Bref, une excellente journée, très chargée, qui s’est terminée comme elle avait commencé … sous la pluie et l’orage !